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L’Esport à l’Elysée

par Solidaires Informatique

L'Esport à l'Elysée : derrière le coup de com', des patrons qui ne feront rien pour le milieu !

Vendredi 3 Juin, un évènement a rassemblé certains des acteurs les plus connus de l’esport français à l’Elysée autour d’Emmanuel Macron, pour un grand selfie célébrant la beauté du secteur en France. C’est un sacré coup de com’ à une semaine des législatives, mais un coup de com’ qui cache des jeux d’influence violents. Ainsi, ZeratoR, grande figure du milieu, raconte avoir subi de fortes pressions, devant finalement annuler la répétition de la Trackmania Cup pour être présent. On a donc mis en péril l’un des grands moments du milieu qu’on est censé célébrer.
Alors, qui se cache derrière cet évènement ?

C’est sans surprise l’organisation France Esports, groupe lobbyiste notamment soutenu par le SNJV et le SELL, « syndicats » des patrons du jeu vidéo. Ceux-ci ont forcé la main à des figures sympathiques du milieu pour offrir une pub bienvenue à Macron et son gouvernement.
Seulement, depuis des années, le milieu de l’esport est miné par un encadrement légal flou et très mal adapté. Peu de structures ont accès au statut prévu pour l’esport, et la plupart du milieu s’organise sous le statut de l’auto-entreprenariat, entraînant une grande précarité. Ce problème, dénoncé par les acteurs du milieu, retarde une construction saine et durable de l’esport en France, dans des conditions favorables pour les esportif-ve-s.
C’est ce même gouvernement, ces mêmes lobbys patronaux qui délaissent depuis des années le milieu de l’esport, qui ne lèveront pas un doigt pour lui, et qui essaient de tirer profit de son image. Ne nous laissons pas avoir !

Enfin, sur ces images, Macron s’entoure comme à son habitude d’hommes proches d’affaires de harcèlements et de discriminations.
Ainsi, on retrouve sans surprise dans la clique du SNJV menée par Julien Villedieu, Guillaume de Fondaumière – dont l’entreprise Quantic Dream avait fait les gros titres du Monde, de Canard PC et de Mediapart, qui dénonçaient une ambiance toxique, des photomontages racistes et sexistes et du crunch violent. Ces dénonciations ont abouti sur une série de procés, dans lesquels Quantic a déjà été condamnée.
Également présent, Florent Castelnerac, directeur d’Ubisoft Nadeo. L’année dernière, d’anciens employés racontaient à Numerama qu’il n’hésitait pas à lyncher publiquement certains employé-es, leur hurlant dessus pendant 20 minutes au vu et au su de toustes.
Ce type d’évènements permet de créer des ponts avec le milieu politique, ce qui facilite l’existence et l’attribution de fonds publics (subventions, crédits d’impôts, etc.) dont le patronat du jeu vidéo est si gourmand. (Cf. https://rb.gy/ktthzu)

Macron force la main à des figures sympathiques de l’esport, mais il ne fera rien ni pour les salaires des e-sportif-ve-s, ni pour les nôtres.

Patrons, Macron, même ambition
Aucune empathie, que les profits.

 

L'Esport à l'Elysée : derrière le coup de com', des patrons qui ne feront rien pour le milieu !

Communiqué
PRESSE

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