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Quantic Dream et ses affirmations mensongères

par Solidaires Informatique

Communiqué de PRESSE: Quantic Dream et ses affirmations mensongères

Le 9 avril dernier, Quantic Dream se fendait d’un communiqué de presse clamant victorieusement qu’un·e ex-salarié·e ayant porté plainte contre la société venait d’être débouté·e de toutes ses demandes, et que la justice avait confirmé qu’ « aucune ambiance « toxique » ne régnait dans l’entreprise ».

Cette affirmation est mensongère.

Le jugement du 7 avril ne conteste aucunement les faits. Il casse le jugement précédent sur une technicité : le·a plaignant·e aurait réagi trop tard, et accepté « tacitement » les montages en ne s’y opposant pas immédiatement. (On soulignera l’ironie de reprocher à une victime de ne pas avoir réagi, alors qu’elle-même dénonçait la pression comme écrasante.)

Qui plus est, l’entreprise ne mentionne qu’un·e unique plaignant·e, dans une logique de vendetta personnelle. Or, ce sont bien 5 ex-salarié·es de Quantic Dream qui ont porté plainte contre leur ex-employeur au cours des 4 dernières années; plusieurs ont eu gain de cause.

Les points reconnus par la justice au cours des différents procès :

L’existence des photomontages (qui n’a jamais été contestée par Quantic), ainsi que leur caractère « homophobes, misogynes, racistes, ou encore profondément vulgaires » (décision du 21/11/2019), « dégradant » (décision du 22/09/2020), « bête et vulgaire » (décision du 19/01/2018). La décision du 7 avril ne remet pas en cause ces conclusions, elle déclare uniquement que l’unique montage impliquant le·a plaignant·e parmi les 600 autres n’avait pas un caractère discriminatoire.

Le manquement à l’obligation de sécurité a été reconnu pour un·e salarié.e dans la décision du 24/07/2018, sur laquelle Quantic Dream n’a pas fait appel. La justice a donc bien reconnu la responsabilité de Quantic Dream en tant que société dans les préjudices moraux des victimes. Elle était également reconnue pour un·e second·e salarié·e, c’est cette décision qui a ensuite été cassée le 7 avril pour des raisons annexes.

– Enfin, « l’ambiance » toxique n’a pas été reconnue par la justice puisque ce terme n’a aucun sens judiciaire ; mais précisons que c’est Quantic Dream qui a soutenu au tribunal que cette ambiance régnait dans leur studio, pensant que cela serait vu comme une circonstance atténuante pour l’existence des montages. (Perdu)

Ce dernier communiqué de Quantic Dream s’inscrit dans une longue campagne de désinformation et d’acharnement judiciaire, visant à réduire au silence tout discours qui ne rentrerait pas dans le récit officiel de l’entreprise.

Depuis 4 ans, un groupe de salarié·es dénoncent collectivement des pratiques inacceptables et subissent les attaques de l’entreprise et de ses relais médiatiques, qui visent autant à décrédibiliser ceux-ci qu’à effrayer les employé·es actuel·s.

Ces pratiques ont elles-mêmes été dénoncées à plusieurs reprises par la justice. Elles sont peut-être encore cours au sein du studio, et nous continuerons à les dénoncer et à offrir toute notre force syndicale aux employé·es qui souhaiteraient les combattre.

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