DÈS LE DÉCONFINEMENT, PRENONS LE CONTRÔLE !

Pour sauver leurs profits les patrons vont nous essorer, avec l’aide bienveillante du gouvernement, qui leur a préparé le terrain en démolissant, décret par décret, le code du travail.

Ce ne sont pas eux, les champions de l’optimisation et de l’évasion fiscale, que nous voyons en première ligne. Pendant que nos hôpitaux agonisent sous les coupes budgétaires, pendant que les soignant⋅es travaillent équipé⋅es de sacs poubelles et de matériel fourni par la solidarité, pendant que les caissiers⋅ères, les nettoyeurs⋅euses et beaucoup d’autres, du public comme du privé travaillent la peur au ventre, pendant que nous finançons le chômage partiel que nous subissons ou que d’autres subissent, ils n’ont d’autre préoccupation que de sauver leurs intérêts au détriment de nos vies. C’est entièrement pour financer leurs profits que les gouvernements ont détruit nos systèmes de solidarité et nous ont précipité·es dans cette crise sanitaire.

La pandémie nous l’a confirmé : ce ne sont pas eux qui sont indispensables. Ce ne sont pas leurs fortunes qu’il faut sauver, c’est notre économie et notre service public. Organisons nous pour reprendre collectivement le contrôle de notre production et pour reconstruire ce qui nous est réellement indispensable.

Refusons de retourner travailler si toutes les conditions ne sont pas réunies pour nous protéger du Covid-19. Faisons valoir collectivement notre droit de retrait. Soyons vigilant⋅es sur les équipements et les mesures de protection et appliquons nous à en demander plus, quel qu’en soit le coût.

Refusons le travail bâclé, les heures supplémentaires et les rythmes effrénés. Prenons le temps de produire la qualité que nous estimons juste, quel que soit le temps passé à la tâche, le nombre d’embauches et les investissements nécessaires pour parvenir aux objectifs.

Dénigrons les méthodes de production polluantes, énergivores et faisons l’éloge de celles qui respectent l’environnement.

Construisons la résistance sur nos lieux de travail, renforçons les syndicats de lutte pour construire une véritable solidarité interprofessionnelle, pour pouvoir soutenir massivement les revendications des travailleurs⋅euses réellement indispensables qui étaient en première ligne, pour qu’à la prochaine crise sanitaire ou économique ce ne soit ni elles, ni eux, ni nous qui en payons le prix.

Travaillons mieux, travaillons moins, partageons le travail, partageons les richesses, pour un monde de justice sociale et écologique.

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