La direction vous a récemment informé de la signature d’un accord de méthode relatif aux projets de
transfert volontaires de salariés de l’UES Red Hat vers IBM France. Cet accord a été validé par le
syndicat majoritaire. Solidaires Informatique a refusé de le signer. Appuyés par les analyses juridiques
des avocats du CSE et du syndicat, nous dénonçons un texte vide de progrès et porteur de graves
régressions pour les 18 prochains mois.
Pourquoi nous ne signons pas : un accord vide pour les salariés restants
Cet accord collectif n’apporte strictement rien à celles et ceux qui restent au sein de l’UES Red Hat. La
direction s’achète une tranquillité à bas prix et s’assure un CSE bien docile en échange de simples
heures de délégation supplémentaires qui iront à des élu·e·s qui ne les utiliseront sans doute pas.
Les conditions de cette négociation ont été tout simplement lamentables. Tout a été bouclé en moins
de dix jours, sous la menace permanente de remplacer les transferts par des licenciements
économiques, propagée par certain·es élu·es. La direction a rythmé le calendrier par des réunions
convoquées la veille pour le lendemain matin, dont une a d’ailleurs été reconnue irrégulière par
l’inspection du travail. Red Hat n’a fait aucune concession ni daigné répondre complètement à nos
questions. Nous refusons de valider ce simulacre de dialogue social.
Transfert IT chez IBM : Des conditions inchangées et des salarié·es sacrifié·es avant les vacances
Les collègues de l’IT visés par le projet actuel sont purement et simplement sacrifiés. L’accord n’apporte
aucune amélioration des conditions de transfert : les modalités restent rigoureusement identiques aux
propositions initiales de la direction.
C’est d’autant plus inacceptable que l’expertise du CSE menée lors du précédent transfert des services
généraux (G&A) a formellement démontré le danger. Un passage chez IBM dans ces conditions aurait
entraîné entre 11,7% et 16,6% de perte de rémunération nette pour les salarié·es ayant les plus bas
salaires.
Pire encore, les signataires ont validé ce texte à la hâte avant de partir en vacances, sans prendre le
temps de consulter les salarié·es concerné·es . Sous le prétexte officieux mais surtout fallacieux
d’espérer négocier plus tard un meilleur accord pour les salarié·es TIC, on divise les salarié·es et on
abandonne nos collègues qui resteront pourtant nos soutiens au quotidien, même avec un contrat
IBM.
Solidaires Informatique refuse le défaitisme
Nous ne croyons pas à la résignation avant d’avoir au moins essayé de lutter. Nous ne vendrons jamais
vos droits pour garder de « bonnes relations » avec un Red Hat qui ne s’embarrasse nullement des
mêmes scrupules envers ses salarié·es. Notre seul objectif est et doit rester la protection stricte de
vos intérêts.